L'expérience WISE

     La 1ère campagne de l’expérience WISE (Women's International Space Simulation for Exploration), organisée par le MEDES pour plusieurs agences spatiales dont le CNES, s'est achevée le 19 mai 2005 lorsque les 12 femmes qui étaient alitées depuis 2 mois se sont enfin relevées et retrouvent petit à petit les sensations de la terre ferme. 

     Ces 12 volontaires ont passé 60 jours couchées à -6° par rapport à l'axe horizontal pour recréer les conditions de l’impesanteur. Cette expérience permet aux scientifiques de mieux étudier les réactions physiologiques du corps féminin pendant les vols spatiaux. En effet, le nombre de femmes astronautes dans les futurs vols spatiaux habités longue durée devrait augmenter.

     

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     Cette position particulière permet de simuler les effets de l'impesanteur sur le corps humain (voir Les effets sur le corps humain). Mais cette expérience a aussi permis d'étudier d'autres "problèmes" pour les astronautes dans leur vie quotidienne dans l'espace lors de long séjours comme la monotonie, l'isolement ou encore la mobilité réduite.

      WISE devrait aider les scientifiques à comprendre comment la nutrition ou l’activité physique peuvent compenser les effets négatifs de l’impesanteur.

     De la mi-mars à la mi-mai, les 12 volontaires ont expérimenté des conditions propres à celles de l'impesanteur et ont dû se soumettre à des expériences scientifiques. Régime alimentaire, exercices musculaires, les journées étaient rythmées par des séries de tests et d’activités bien précises. Les femmes avaient la consigne de ne pas se lever et suivaient un régime alimentaire bien précis.

     Quatre d'entre elles ont suivi un régime alimentaire enrichi en protéines, quatre autres ont fait des exercices physiques pendant que les quatre dernières composaient le groupe témoin.

    

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Exercice sur tapis roulant réalisé dans un caisson à pression négative appliquée à la partie inférieure du corps.

     Les deux scientifiques canadiens Dr Guy Trudel (voir http://www.asc-csa.gc.ca/fra/sciences/trudel_guy.asp pour en apprendre plus sur lui) et Dr Richard Hughson (http://www.asc-csa.gc.ca/fra/sciences/hughson_richard.asp) ont collaboré durant cette expérience.

 

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     Dr Guy Trudel                                                                       Dr Richard Hughson
 
     Le premier des deux étudie les réactions causées par l'inactivité du corps, comme par exemple l'accumulation de lipides dans les muscles:

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     On voit sur la photographie de droite (celle d'un muscle longtemps inactif, à gauche le muscle est actif) une accumulation de lipides, de gras qui peut être néfaste.

     Le Dr Hughson, lui, étudie la structure et le fonctionnement du système cardiovasculaire. Il compare ses résultats avec ceux d'astronautes revenant de séjours spatiaux.
     
     En plus de ces deux acteurs majeurs de l'expérience, une équipe d'infirmiers, de médecins et de psychologues participent aussi à ce projet.
 
    La phase de récupération a duré 20 jours (incluant un suivi psychologique et médical) qui leur permettra de se remettre au plus vite de leur longue station couchée. Dans les jours qui ont suivi l'aboutissement de l'expérience, une nouvelle série de tests a été menée : ainsi ont été recueillies les dernières informations utiles à la préparation des vols spatiaux habités de longue durée.

     Ces volontaires auront été les 12 premières femmes à participer à une étude d’alitement de cette ampleur. C'est une expérience qui a permis de faire un pas en avant dans la recherche médicale. Une deuxième expérience du même acabit a suivi la même année de septembre à novembre.


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